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L’association Bananière du Cameroun (ASSOBACAM) assure la représentation et la défense des intérêts des producteurs vis à vis des tiers et des pouvoirs publics nationaux ou étrangers.

L’association Bananière du Cameroun (ASSOBACAM) assure la représentation et la défense des intérêts des producteurs vis-à-vis des tiers et des pouvoirs publics nationaux ou étrangers. Créée le 17 février 1988, après la dissolution de l’ex- Organisation Camerounaise de la Banane (OCB) et régie par la loi n° 90/053 du 19 Décembre 1990, l’ASSOBACAM regroupe les producteurs industriels de banane du Cameroun. L’ASSOBACAM est composée de la Cameroon Development Corporation (CDC), la Société des Plantations du Haut Penja (PHP) et la Société des Plantations de Mbanga (SPM). BANACAM est le nom de la représentation en Europe installée à Rungis (France). L'ASSOBACAM a pour mission :

  • l’étude, la mise en oeuvre et le suivi de toutes opérations de nature à favoriser l’exportation et la compétitivité des bananes du Cameroun ;
  • la représentation et la défense des intérêts de l’ensemble du secteur bananier du Cameroun, notamment vis-à-vis des tiers et des pouvoirs publics nationaux ou étrangers ;
  • la recherche de financements et d’aides au développement auprès de tout organisme national, étranger ou international ;
  • la compilation des informations statistiques d’exportation ;

la représentation permanente du secteur bananier du Cameroun auprès de toutes les instances de la Communauté Européenne, des États membres de celle-ci, notamment en vue de veiller à la bonne application des dispositions de la Convention UE-ACP et de son protocole banane, ainsi que du règlement des Communautés Européennes portant organisation des marchés dans le secteur de la banane et des textes d’application.
Parmi les actions menées ou favorisées ces dernières années par l’interprofession, on peut citer la réalisation de plusieurs études dans la recherche de la baisse des coûts de revient :

  • étude sur la fiscalité de quelques pays exportateurs de bananes en vue de solliciter des avantages de l’État ; cette étude a montré que, suite aux diverses démarches de l’ASSOBACAM, le gouvernement camerounais a déjà fait beaucoup de concessions à la filière bananière ;
  • étude sur le recyclage des déchets plastiques pour diminuer l’impact environnemental des plantations et apporter de nouvelles recettes : les recommandations de l’étude sont encore à mettre en oeuvre ;
  • étude sur la fiscalité de l’eau : les résultats de l’étude CRECHE servent de base aux démarches entreprises par l’ASSOBACAM pour convaincre le Gouvernement d’accorder à la filière des conditions particulières ; le dossier est en cours, notamment en ce qui concerne la légalisation de la base d’imposition utilisée en 2004 ;
  • une étude sur la politique de communication et de marketing pour faire connaître la banane du Cameroun comme un produit de qualité est actuellement en préparation ; elle pourrait être coordonnée avec les autres pays producteurs de banane en Afrique (Côte d’Ivoire, Ghana) afin d’assurer une meilleure lisibilité de l’origine Afrique face aux origines outre-atlantique.

Les divers travaux et démarches de l’ASSOBACAM sur la taxation des intrants à 5% sans TVA ont abouti à la signature par le MINFI de la Circulaire n° 06/631/CF/MINEFI/CAB du 26 mai 2006 relative à l’application des dispositions de l’article 128 du Code Général des Impôts. Il reste à résoudre le problème des emballages ou parties d’emballages réexportés.

Au niveau de Bruxelles, diverses démarches ont été entreprises avec l’aide du Gouvernement pour renforcer la crédibilité politique du Cameroun en vue de favoriser la prise en compte effective des intérêts des pays ACP : organisation d’une table ronde, de plusieurs conférences de presse, de la Rencontre de Yaoundé (Appel de Yaoundé en juillet 2008) avec la participation des producteurs ACP et communautaires.

Plusieurs actions, y compris de lobbying, sont en cours depuis plusieurs années dans le cadre des négociations sur l’érosion des préférences et le niveau de taxation des pays NPF ainsi que pour la recherche de compensations financières auprès de la Commission Européenne.
Ces actions de lobbying auprès de l’UE et de l’OMC doivent se poursuivre.

L’organisation de réunions tripartites entre ACP, UE et Pays Latinos ou même bipartites ACPLatino devrait permettre de proposer des solutions à la trop longue « guerre de la banane ». Ces actions doivent être menées en étroite concertation avec l’OCAB (Organisation Centrale des Producteurs d’Ananas et Banane, Côte d’Ivoire).

L’association se doit d’améliorer la communication vers les planteurs, le Gouvernement et la DCE, par exemple au travers de bulletins d’informations électroniques ou par un site Internet plus performant et plus interactif (par exemple publication directe des appels d’offres et des statistiques de production par les plantations) et autres, si les moyens sont disponibles ;

Tant que les discussions sur le niveau de taxation des bananes NPF ne sont pas achevées au niveau de l’UE et de l’OMC, les producteurs doivent disposer d’une association forte et efficace, à travers ses deux bureaux de Douala et Paris. Les producteurs eux-mêmes l’ont reconnu lors du dernier Comité de Direction et se sont engagés à doter la structure des moyens (notamment en réglant leurs arriérés de cotisations) lui permettant un fonctionnement régulier. Il est également essentiel que les producteurs parlent d’une seule voix via l’ASSOBACAM plutôt que d’entreprendre des démarches individuelles qui peuvent s’avérer contradictoires et contreproductives.